Juillet aout 2018 -



6 juillet.
Nouveau capot.
 Des nouvelles du moule en mousse qui avance lentement, c'est de l'artisanat au sens noble et laborieux. Je prend mon temps mais le travail d'ajustement est très chronophage. Je veux un résultat qui soit bon au niveau du respect des cotes mais aussi esthétique. Pour l'instant tout va bien. J'ai réalisé une ébauche de cône d'hélice pour justement me rendre bien compte de la forme globale du nez du futur SPEEDJOJO. La partie supérieure du capot est presque finie. L'étape suivante est le collage des toutes les plaques.
 Après viendra le  travail (encore long) de ponçage de finitions afin de supprimer les irrégularités de passage d'une plaque à la suivante. Il faudra aussi façonner les 2 entrées d'air.




14 juillet.
La Salette, l'obsession.
 Hier nous avons fait une sortie montagne avec le père avec un rendez vous avec l'oncle Jean Claude à La Salette. Le rendez vous habituel se fait plutôt à Mens juste à coté, le terrain est nettement plus facile et les anciens aiment bien descendre à pied au village pour prendre leur café. La Salette était donc une idée à moi. Il faut dire que j'ai un faible pour cette altisurface, pour ne pas dire un attachement quasi amoureux. Elle est la plus technique des Alpes du sud, mais aussi une des plus belles par son cadre. Par ailleurs, elle a beau être difficile, elle est relativement peu dangereuse pour le pilote entrainé, car la remise de gaz est toujours possible, même au sol.

 L'année dernière, il m'est venu un rêve un peu fou. Le nombre d'altisurfaces est globalement assez limité, ce qui fait que quand on vole beaucoup, on a un peu l'impression de toujours faire la même chose, même si les variations saisonnières (météo, végétation) apportent quelques variantes. En observant en détail le cadre de La Salette, je me suis demandé s'il n'était pas possible de faire le circuit d'approche main droite!
 A priori, c'est tellement contraint par le relief que la réponse est clairement non. Mais l'idée ne m'a pas quitté. Il fallait que je sois sûr.
 L'année dernière, je profitais d'une de mes visites pour tenter de faire rentrer ce circuit dans le tout petit espace, en le faisant plus haut, sans intention d'atterrir, juste pour voir.
 Ma conclusion fut sur le moment sans appel: impossible!  Le problème tient au fait que la colline sur laquelle la base doit être faite est très pentue et que donc, plus la base est éloignée et plus le segment d'approche finale est raide, en tout cas beaucoup trop pour que le Jojo n'accélère pas bien au-delà de sa vitesse d'approche. Il faut ajouter à cela la nécessité d'effectuer un dernier virage à 45° d'inclinaison, donc à une vitesse de 115 km/h au moins. Tout cela fait beaucoup d'énergie qu'il est impossible de résorber avant le seuil de piste.
 Pourtant, pendant la pause hivernale, je continuais à y penser. Au mois de mai, pendant l'Envolée, j'ai affiné ma technique d'approche courbe jusqu'au touché sans forcément penser à La Salette.

 Hier, j'étais sur le dôme du terrain et je tachais de prendre des repères (arbres, cabane, route).
 Après le tour de piste du père, je tentais un nouveau circuit plus près du seuil, à hauteur réelle, sans intention d'atterrir finissant par un dégagement à droite et une remise de gaz. Je devais passer juste à gauche d'un gros arbre en vitesse d'approche comme point de rendez vous, puis plonger à droite en accélérant pour permettre la prise d'inclinaison. En cas de problème je pouvais poursuivre tout droit et dégager à gauche de la piste.

 Le plan fut mis à exécution et je passais (en suivant une ligne de niveau) près du sol juste à gauche
de l'arbre (en haut à gauche sur la photo descriptive) à 100 km/h pleins volets. Puis je rendais la main pour suivre le profil en accélérant et en augmentant progressivement l'inclinaison. J'étais en bonnes conditions vitesse/axe pour atterrir mais je ne voulais pas d'improvisation et me suis tenu au plan de dégager à droite.














 C'est un peu comme un premier rendez vous avec une fille avec qui on voudrait faire un bout de chemin, j'ai renoncé à atterrir le premier jour pour mieux conclure la fois suivante ...












19 juillet.
La Salette, l'obsession.
 Suite à un échange par mail avec le père sur la faisabilité technique de l'approche envisagée, je me suis aidé de Google Map pour avoir des distances précises.

De Papa:
 Un rapide calcul du rayon de virage du jojo me donne 65m à la vitesse de 120km/h.
ceci pour 700Kg et un Cz de 1.6, Fc=2, inclin=60°.
C'est à peu prés la distance entre le bosquet de référence et l'axe de piste.
Pas beaucoup de marge. RMG plein volets, ça grimpe pas beaucoup.
A ce propos, je ne suis pas  sûr d'avoir déja essayé les volets au facteur 2.

De moi:
 Bien noté ton approche par les chiffres chère à Jean Claude.
Tu peux voir la succession de photos sur le blog, mais je ne dépasse pas 45° d’inclinaison ce qui constitue à mon avis le maximum raisonnable.
Je pencherais plus pour les éléments suivants:
IAS 115 km/h (vitesse d'évolutions).
TAS  125 km/h (altitude).
Masse 700 kg
Inclinaison 45°, mais pas dès le début du virage.

Ce qui donne fc = 1,4 et Cz = 1,6 maxi.
Rayon R = 120 mètres (si 45° dès le début), donc plus de 120 m en réalité.
Sur la map on a environ 150 m, ce qui donne un peu de marge.

Pour la remise de gaz, 3 cas:

RDG 1:
Remise des ailes horizontales, rentrée de volets au premier cran et trajectoire à gauche de la piste. Dans ce cas il est nécessaire d’avoir une trajectoire légèrement ascendante pour passer quelques arbres mais la vitesse acquise, le fc=1 et la configuration volet permet de passer sans problème.

RDG 2:
Deuxième cas vécu en live, poursuite du virage à droite en descente, aucun problème de perfos.

RDG 3:
 En cas de poursuite de l'atterrissage mais trop rapide au sol, remise de gaz sur la piste, et décollage derrière le dôme en prenant 20° à droite, exercice déjà effectué avec le SPEEDJOJO.
 Cette dernière image permet de comparer l'approche main droite à celle main gauche déjà pas facile. Pas bien le mec !

Sur Google Map avec échelle de distance en bas à droite.
  

3 aout.
La Salette, l'obsession ! , en images.
https://www.youtube.com/watch?v=rOCp4vVY-oE
 Dans un format différent de d'habitude, puisque je parle sur les images, voici l'étendue de ma névrose.











  Capot moteur.
 C'est pas très rapide je dois bien l'admettre, mais j'ai beaucoup de boulot professionnel et puis on vole avec le père aussi. Bon je me cherche des excuses.
 Voici quand même 2 photos de l'état d'avancement de l'affaire.
 J'ai commencé à dégrossir le capot supérieur, demain j'attaque avec des cales de papier de verre pour affiner.



 Petit montage à blanc pour rêver un peu. La forme du cône n'est peut être pas celle de celui que nous fera e-props, mais ça a de la gueule je trouve.













5 aout.
 Le moule du capot inférieur est empilé/collé. Ci-contre dans sa version brut. On notera le coté plus pincé que le capot d'origine qui va donner un look racer au Jojo.

Mai Juin 2018 - L'Envolée. Moules du nouveau capot.

14 mai.
L'Envolée.
 Ce fut dur d'arriver à Lacave mercredi dernier, à cause de la météo, mais nous revenons avec des images plein la tête et les cartes mémoires de nos cameras. Excellent cru cette année, du pilotage technique et des copains avec qui on a bien rigolé.
 Un bémol, les peu du nord (Jean Claude et Thierry) n'ont pas réussi à venir à cause de la météo, nous en sommes bien tristes.
 Coté Peu du sud, Papa était forfait à cause d'un mal de dos bien invalidant et qui demande du repos. Je suis donc parti comme c'était prévu avec Julien (on devait partir à 3 et se serrer). Nicolas mon second fils s'est alors manifesté pour remplacer
 son grand père. Nous avons donc fait un crochet sur Toulouse Lasbordes pour le récupérer mercredi après midi.
 Résultat, beaucoup de compétences pour les prises de vue et le pilotage de notre drone, d'où des images spectaculaires qui nous font avancer dans la qualité de nos vidéos.
 Il va me falloir un peu de temps pour monter tout ça, je pense faire plusieurs parties pour ne pas avoir de vidéos trop longues sur Youtube. L'idée c'est de faire un trailer court qui résume l'Envolée 2018 (grand public) et d'autres vidéos par terrain pour les passionnés.
 Coté avion, le Jojo s'est bien comporté, aucun ennuis mécanique et de bonne perfos croisière en altitude, vraisemblablement dû au nouveau capot plus fin. Nous sommes même monté pour la première fois au FL 125 pour tenter de passer au-dessus des nuages, mais ça n'a pas suffit.
 La vitesse atteinte en altitude me laisse penser qu'un nouveau record est à portée de main en basse couche.


25 mai.
 Nouveau capot.
 J'ai ramené le moule femelle en cadres et lisses à la maison pour pouvoir travailler tout à mon aise à chaque fois que j'ai un peu de temps libre. Et du temps, il en faut, car les ajustements à la rappe sont longs.
 J'utilise du polystyrène extrudé en plaques de 80 d'épaisseur, il faudra donc que j'en empile une dizaine pour faire la longueur du capot.
 Je façonne 2 moules mâles, un supérieur et un inférieur, ça facilitera la stratification que j'espère sans raccord.
 Papa travaille en ce moment sur le nouveau tableau de bord afin, pour l'instant, de définir la configuration définitive.
 J'ai pour ma part repris mon étude sur les extensions de voilure avec une idée, qu'on m'a un peu soufflée, révolutionnaire. Je n'en dis pas plus pour l'instant, je suis dans les calculs et je prépare un dossier (un de plus !).
 

15 juin.
 Nouveau capot.
 État de l'avancement.
 Ça prend du temps mais ça prend surtout tournure.


L'Envolée 2018, la vidéo.
https://www.youtube.com/watch?v=Ej7m0pAkX0g Voici enfin la vidéo de l'Envolée, ça aussi ça prend du temps à monter, mais le résultat est sympa, sûrement une de nos vidéos les plus abouties. Les précédentes années, les prises de vues étaient plus compliquées car il fallait être au four et au moulin. Cette année la participation de mes deux fistons a grandement facilité les prises de vues, ils sont doués les bougres !