Septembre/octobre 2019 -

25 septembre.
 Retour de Luchon.
 Ce blog n'est pas très actif en ce moment et je m'en excuse.
 Nous profitons des beaux jours pour voler avant la pause hivernale et les travaux programmés d'installation de la 8,33, du mode S et du nouveau tableau de bord. Le moteur doit aussi faire une révision à l'atelier pour un cylindre qui a perdu sa compression nominale. La pause risque donc d'être un peu longue.
 Je ramène néanmoins des gigaoctets de vidéos des Pyrénées qui s'additionnent à ceux de l'Envolée du Massif Central et de l'Espagne. Bref, j'ai de quoi m'occuper cet hiver pour monter tout ça.
 Un petit commentaire sur les Pyrénées, c'est fantastique pour la montagne sur roues, globalement plus technique que nos terrains des Alpes, plus pentu, plus court, mais en moyenne à plus basse altitude, ce qui permet d'avoir plus de puissance au moteur. Notre camp de base était Luchon où nous avons été très bien accueilli, avec même une place au hangar et un accès facilité au carburant. Roger nous a accompagné avec son Tetras pour faire tous les terrains digne d’intérêts. C'était très confortable de faire ces découvertes avec des spécialistes du coin.

Quelques photos tirées de mes vidéos.
 Aleu Joubac LF0921, peut être mon préféré, très scénique et bien dégagé autour permettant de faire des prises de terrain à la Speedjojo. (vue drone)

Décollage de Luchon au matin.

Cirès ou Cap de Barres LF3131, trop court pour qu'on y fasse un complet, on a donc fait deux touchettes.

 Cirès.

De la patrouille avec le Tetras de Roger.

 Artigues LF6527, à basse altitude, magnifique.

Barèges ou Castillon de la Laquette LF6528, environnement très contraint par le relief (finale courte) et très pentu (27%).

Patrouille.

Vallon des Bergons LF6536 où nous avons été très bien reçu.

Pene de Soulit LF3129, très technique car très convexe, très pentu au seuil et court (150 m).



 Roger en courte à Aleu.

 Balesta Nature LF3153 où il faut poser après la tranchée qui ne se voit pas beaucoup.

Aleu.
 J'ai parcouru mes prises vidéo, vous n'allez pas être déçus, mais patience...

A plus.


4 octobre.
Vidéo.
 Un premier aperçu de notre virée pyrénéenne avec "Arrivée à Aleu Joubac".
Roger nous emmène faire la visite des altisurfaces de sa région. Celle-ci fait partie des joyaux.

https://youtu.be/ro8Cv6l9Ue4

 Une autre vidéo, toujours à Aleu, est en préparation. Après la découverte du site, on passe aux choses sérieuses et on enchaine les circuits courts et les PTU sous l’œil du drone piloté par Julien et de notre fantastique caméra embarquée Insta 360 one X. Du rythme et du spectacle, surement une de nos réalisations les plus abouties.
"Tour de piste en 1 mn30 à Aleu"
 Sortie en salles prévue le 18 octobre :)

Juillet/août 2019 - Campagne "temps chaud", Envolée ibérique.

2 juillet.
Préparation de l'Envolée ibère.
 Petit tour au hangar avec le père hier après midi pour préparer notre rallye.
 J'ai réinstallé le divergent à sa place, puis j'ai tenté un truc qui me semblait impossible, décapoter puis recapoter avec le divergent en place. Et bien ça marche, et même assez facilement !
 Du coup, j'envisage à notre retour de l'intégrer en dur au capot, ce qui me permettra de fignoler le raccord en interne, pour un écoulement amélioré de la veine d'air, et de simplifier les manipulations de maintenance.
 Nous avons aussi repris le joint de capot jouxtant le cylindre 4 que l'on suspectait de fuir un peu. C'est le cylindre le plus chaud et on a détecté (grâce aux frottements et aux marques laissées sur le capot) qu'une fuite existait bel et bien, quoique de petite taille. Mais depuis qu'on a appris l'influence locale non négligeable de petites fuites, on ne laisse plus rien passer.

 Une autre photo pour montrer le travail de Papa, la commande de volet de capot dont il a fallut revoir entièrement la géométrie pour un plus grand débattement.
 On aperçoit le câble de commande qui sort du plafond et vient se reprendre sur le bras supérieur. A l'extrémité basse du bras inférieur, on voit le système d'attache rapide au volet.
 Le système a été essayé en vol à différentes vitesses et donne satisfaction.

 Le lot de bord est constitué, nous sommes prêts pour commencer la campagne "temps chaud" qui validera je l'espère tout le travail sur le refroidissement effectué jusqu'ici.
 Je suis assez confiant vu nos premiers résultats.






22 juillet.
Retour de La Vuelta ibérica.
 Le retour de notre envolée d'Espagne s'est effectué samedi dernier.
 Fantastique !
 Un pays vu du ciel d'une beauté époustouflante, une liberté de voler très appréciée à condition de rester en-dessous de 1000 ft sol, à cause d'espaces de classe A très étendus.
 Il a fait très chaud, jusqu'à 35°, avec du standard plus 25°. Les hommes en ont souffert, mais pas le SPEEDJOJO qui a passé le test temps chaud avec succès, sans jamais dépasser 200°C de CHT, même en montée prolongée à la vitesse de 140 km/h.
 Autre motif de satisfaction concernant la machine, une fiabilité jamais mise en défaut pendant toute la semaine.
 La machine a souvent été aux limites des performances requises pour les terrains sommaires en altitude et temps chaud, les 300m requis habituellement pour le roulage au décollage (sans pente de piste et sans vent) se sont transformés en 450 m. Je suis même reparti seul à bord sur un terrain jugé trop juste, les Husky des copains ont fait la navette pour me ramener Papa sur un terrain plus grand.

 C'était notre première Envolée ibérique, mais elle existe depuis 26 ans. Jean Claude Ramon, l'organisateur, a un carnet d'adresses incroyable et connais tout le monde, il parle d'ailleurs couramment l'espagnol. Il nous a raconté comment, au tout début, il faisait des repérages en Espagne, sans gps, avec des cartes routières pour tacher de découvrir des terrains et rencontrer les propriétaires, puis les convaincre de laisser le rallye atterrir chez eux.
 On est très loin de l'aviation académique, il faut s'adapter en permanence, jauger les risques, souvent savoir renoncer, le soir j'étais claqué.
 Nous pensons y retourner l'année prochaine, dans ce cas nous n'irons pas au Massif Central, c'est un choix familial.

 Je ramène 300 Go d'images vidéo à couper le souffle, j'ai donc de quoi occuper mes longues soirées d'hiver à venir. Je tache de diffuser rapidement quelques montages faciles sur Youtube.


















https://www.youtube.com/watch?v=jJCG5ka2TaU Première vidéo vite faite, un time lapse de notre retour en France de La Seu d'Urgell à Carcassonne mais avec dégagement sur Pamier cause plafond trop bas.











24 juillet.
Vidéos.
https://www.youtube.com/watch?v=q9B7b3spiZM La suivante raconte le sauvetage de l'avion de Paul, partie 2 du doublet.

https://www.youtube.com/watch?v=1af0TfcXi0c







 Et puis un aperçu de l'Espagne avec une magnifique arrivée sur Coscojuela de Sobrarbe filmée en 360°.









28 juillet.
Retouches capot.
 Une photo a attiré mon attention qui montre que la souplesse du capot permet l'ouverture d'une fuite externe quand l'avion est en vol, sous l'effet de la pression interne. C'est minime, mais ça mérite d'être traité.
 Je suis en train de réaliser des petites cornières en carbone que je collerai en interne au capot pour rigidifier cet endroit.

 Je réalise également deux petits diffuseurs qui prélèveront de l'air dans le plenum supérieur pour le diffuser dans le compartiment accessoires. En effet, les séparateurs textiles installés en avril peinent à maintenir une température tempérée dans ce compartiment, et il y a une raison toute simple à cela: les fuites entre le plenum et le compartiment accessoires sont très limitées puisqu'elle se font par les trous dans lesquels passent les câbles d'allumage.

 Donc à court terme, je collerai mes raidisseurs et rendrai le diffuseur d'entrée d'air solidaire du capot, comme annoncé. Ensuite j’installerai les 2 diffuseurs de refroidissement du compartiment accessoires.
 Je pourrai ensuite attaquer l'ajustement de la taille de l'orifice de sortie refroidissement moteur par l'installation d'un faux plafond en sortie, comme déjà décrit.
 Je considèrerai après ces menus travaux que le chantier refroidissement moteur est terminé.


29 juillet.
Diffuseurs.
 Les petits diffuseurs du compartiment accessoires sont fait. Si ça marche pas, je sais comment les recycler.
 Les raidisseurs sont bien avancés, mais là je pars au boulot, donc des nouvelles en aout.

E-props.
 Je viens de recevoir un message d'Anne concernant notre hélice, ils m'assurent qu'il n'ont jamais été aussi prêts d’être prêt. Le cône d'hélice est presque fini, le moyeu et les pales sont faits.
 Donc on va bientôt prévoir un petit vol sur Sisteron.




23 août.

 Finitions capot.
 Cela fait un petit moment que je n'ai pas écrit dans ce blog, la faute principalement à mon activité professionnelle assez dense en août.
 J'ai quand même trouvé le temps récemment pour solidariser le divergent d'entrée d'air et coller les raidisseurs de capot.

 Donc pour le divergent, je l'ai solidarisé avec un galon de verre qui fait le tour, puis j'ai travaillé l'intérieur pour rendre le raccord bien lisse. On mettra un coup de peinture dedans quand on aura le temps.
 Les raidisseurs sont des cornières en carbone que j'ai réalisées au préalable, puis collées sur les flans arrières du capot.

 Je reviens tout juste du hangar où je suis allé remonter le capot sur l'avion. J'ai traité de menues interférences des cornières, maintenant tout va au poil. J'en ai également profité pour changer un joint de plastron qui était abimé.

 Tous les chantiers sont provisoirement arrêtés, car le jojo doit rester volable en septembre. Les garçons vont prendre le Jojo pour aller à Challes les Eaux faire un stage de planeur la première semaine (les veinards). On enchaine ensuite avec une semaine dans les Pyrénées avec Julien pour faire les terrains de montagne locaux. On doit rejoindre notre ami Paul à Luchons.

 Ensuite viendra le temps (froid) où il faudra immobiliser l'avion pour faire notre nouveau tableau de bord, on n'a toujours pas installé la 8,33 et ça devient embêtant. Il faudra aussi qu'on regarde le moteur car un cylindre a perdu des compressions.

 A plus.